Dans le silence du vent, de Louis ERDRICH

Publié le par Le Monde de Sylvie

Dans le silence du vent, de Louis ERDRICH

RESUME :

Dans une réserve obijwé du Dakota du Nord, à la fin des années 1980, Geraldine est agressée, battue, violée. Traumatisée, elle s’enferme dans le silence. Pour Joe, son fils, 13 ans, la vie ne sera plus comme avant. Devant la lenteur de l’enquête, il décide, avec ses amis, de mener ses propres recherches. Qui a violé sa mère ? Où l’agression a-t-elle été commise ? Pourquoi son père, juge au tribunal tribal, ne peut-il poursuivre des non-amérindiens ? Une quête qui marquera pour Joe la fin de l’innocence. Récompensé par la plus prestigieuse distinction littéraire des Etats-Unis, le National Book Award, élu meilleur livre de 2012 par les libraires américains, le roman de Louise Erdrich explore avec une remarquable intelligence la notion de justice à travers la voix d'un adolescent indien.

 

Mon Avis :

J’attendais beaucoup de ce roman compte tenu des bons retours que j’avais vus un peu partout. Les 100 premières pages m’ont plutôt bien accrochée ; le lecteur est face à un événement dramatique, le viol d’une femme. Suite à ce drame, la victime va connaître une période de prostration bien légitime, la famille va se retrouver totalement déstabilisée. Bouleversé, le fils de la victime, un ado de 13 ans va tenter de mener son enquête avec toute l’innocente et l’insouciance de son âge. Le père, juge de paix, est pour le fils une figure emblématique de la réserve et le garant de la justice indienne. Pourtant, il va découvrir à quel point cette justice est inéquitable, à quel point le rôle d’un juge de paix indien est limité, pour ne pas dire symbolique.

Petit à petit, l’histoire s’enlise et traîne en longueur justement dans les rouages d’une justice indienne bafouée, puis dans la superposition de problèmes ethniques, d’injustices sociales et autres drames familiaux annexes.

Les longueurs sont accentuées par le style linéaire du récit. Pas de dialogues clairs, tout est noyé dans le récit, ce qui, selon moi, contribue à une certaine froideur du récit. Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, ni même à éprouver de l’empathie pour la victime, c'est dire...

Ce fut pour moi une lecture poussive que j’ai eue bien du mal à terminer. Un rendez-vous manqué !

Publié dans Les déceptions !

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Le Monde de Sylvie 04/12/2015 21:25

Ouf, tu me rassures, j'ai eu exactement le même ressenti !! De l'ennui...
Ah le dernier Dicker !! Forcément, je ne passerai pas à côté, j'avais tellement aimé Harry Québert... Père Noël, si tu me lis...!!

florence 02/12/2015 23:27

Je suis super contente de te lire. J'ai eu le même ressenti que toi en lisant "la chorale des maîtres bouchers" du même auteur ou plutôt en commençant les 50 premières pages du livre (car je l'ai vite abandonné). Moi aussi je me suis ennuyée et ne me suis même pas attachée aux personnages. Ce n'est donc pas un auteur que je suivrai. En ce moment, je suis plongée dans "le livre des Baltimore" et j'ai retrouvé Marcus avec grand plaisir. Bises. et à bientôt j'espère !