Ragdoll, de Daniel COLE

Publié le par Le Monde de Sylvie

Ragdoll, de Daniel COLE

RESUME

La police découvre un cadavre composé de six victimes démembrées, assemblées entre elles par des points de suture telle une marionnette, et que la presse va rebaptiser Ragdoll, la poupée de chiffon. L'inspecteur Fawkes, qui vient juste d'être réintégré à la Metropolitan Police de Londres, dirige l'enquête sur cette épouvantable affaire, aidé par son ancienne coéquipière, l'inspecteur Baxter. Le tueur nargue la police en diffusant via les médias une liste de six noms, et en précisant les dates auxquelles il compte les assassiner.

Mon Avis

Dès sa sortie, ce thriller s’est retrouvé en haut de l’affiche, notamment suite aux éloges de Gérard Collard, dont je partage bien souvent l’avis… Un teaser super accrocheur avec ce cadavre reconstitué à partir de 6 victimes… une entame qui met en appétit la thriller addict que je suis, surtout que bien vite, c’est une véritable course contre la montre qui démarre avec l’idée brillante de l’auteur de faire diffuser par les médias la liste des futures victimes…

Ce qui captive d’entrée de jeu c’est le fait de suivre l’enquête à la fois du côté policier et du côté médiatique. Cette partie de l’histoire est bonne car rythmée, avec du fond et au passage, une critique acerbe des médias.

Ragdoll, de Daniel COLE

Pourtant, le rythme va baisser rapidement et faire place à des situations parfois superficielles et invraisemblables. En parallèle, la découverte des différents personnages va s’avérer sans fard, avec beaucoup (trop !) de caricatures à l’américaine…

Bref, très vite, j’ai commencé à décrocher et j’ai bien vu que, loin d’être dévorée en 2 ou 3 jours, ma lecture allait traîner en longueur. J’ai eu l’impression de me retrouver à lire un scénario plutôt qu’un bouquin. Il y a beaucoup de décalages dans le rythme : un démarrage à cent à l’heure, puis un rythme parfois saccadé et des transitions pas toujours judicieuses.

 

L’intensité de la découverte du cadavre suivie de la montée en pression médiatique retombe vite comme un soufflet… on attend l’événement qui va nous glacer le sang, nous empêcher de dormir et non, ça ne vient pas, ce sont même quelques invraisemblances qui viennent ternir l’ensemble et particulièrement la chute, dont les ficelles étaient décidément trop grosses pour moi.

J’irai pas jusqu’à dire que ce thriller est mauvais, il se lit mais je n’ai simplement pas frissonné ni tourné les pages avec avidité. Une petite déception, j’avoue…

Ragdoll, de Daniel COLE

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