Dossier 64, de Jussi ADLER OLSEN

Publié le par Le Monde de Sylvie

Dossier 64, de Jussi ADLER OLSEN

RESUME

A la fin des années 80, quatre personnes disparaissent mystérieusement en l'espace de quelques jours.

Jamais élucidée, l'affaire se retrouve sur le bureau du Département V. Carl Mørck et ses improbables assistants, le réfugié syrien Assad et la pétillante Rose, ne tardent pas à remonter jusqu'aux années 50 où s'ouvre un sombre chapitre de l'histoire danoise : sur la petite île de Sprögo, des femmes sont internées et stérilisées de force sous la direction du docteur Curt Wad, obsédé par l'idée d'un peuple « pur ». L'une d'elle, patiente n°64, est Nete Hermansen...

Plongé dans une terrible histoire de vengeance, Mørck enquête cette fois dans le milieu politique opaque d'une société danoise où l'influence des extrêmes se fait sentir.

Dossier 64, de Jussi ADLER OLSEN
Dossier 64, de Jussi ADLER OLSEN

Mon Avis

Formidable intrigue encore une fois avec ce 4ème opus du Département V. Une histoire absolument passionnante et très documentée sur l’eugénisme et le traitement abominable réservé à certaines femmes, jugées par certains, indignes de donner naissance. Sans trop en dévoiler, on suivra le parcours de femmes déportées sur l’île de Sprögo et considérées comme aliénées car leur vie, leurs mœurs ou tout simplement leur intellect ne correspondait pas aux critères de qualité de certaines élites de la société danoise de l’époque. Des vies brisées, des aspirations arrêtées net, des destins bouleversés…

Dossier 64, de Jussi ADLER OLSEN
Dossier 64, de Jussi ADLER OLSEN

Cette fois encore, Jussi Adler Olsen joue avec les époques et nous balade sur 3 périodes : les années 50-60, la fin des années 80 et la période contemporaine à l’écriture de l’intrigue, 2010.

Alors que son parti est en train d’accéder aux plus hautes sphères du pouvoir, le docteur Curt Wad, immonde personnage que l’on suit sur plusieurs décennies dans son vaste plan de purification de la race, est rattrapé par la réouverture d’une enquête du Département V sur des disparitions dans les années 80.

Carl Mørck, peu enclin à se pencher sur ces disparitions, laisse un peu Rose et Assad prendre les manettes de cette enquête. Tous deux perspicaces et pugnaces, se heurtent un peu avec Mørck, qui, il est vrai, à maille à partir avec son ex-femme et les suites de la bavure du 1er opus qui a coûté la vie à ses deux partenaires.

On retrouve donc le mélange savoureux de cette fine équipe (Mørck le bourru, Assad le mystérieux et Rose la déjantée). C’est l’occasion de découvrir encore un peu plus Assad, bien que « découvrir » soit un bien grand mot dans ce cas. En fait, le mystère a tendance à s’épaissir un peu plus, Assad ne semble plus avoir de chez lui puisqu’il est constamment dans les locaux du sous-sol dédiés au Département V. Il étonne par quelques bien mystérieuses relations et des prises de position très affirmées. On a beaucoup de mal à le cerner, c’est un homme dont on ignore encore tout du passé - à chaque tome, j’espère en savoir plus, mais que nenni, Olsen ménage son suspense et ce faisant, il fait véritablement de ce personnage la star du Département V.

Rose n’est pas en reste non plus car, dans cette enquête, elle se démarque particulièrement par son flaire et son esprit frondeur et accrocheur. Elle apporte en plus une touche féminine avec un brin de folie bien sympathique.

Entre Rose, l’illumée et Assad, le têtu, ce grincheux de Mørck a fort à faire… d’autant plus que Jussi Adler Olsen a réussi à teinter d’humour cette intrigue grâce à une épidémie de gastro-entérite au sein des locaux de la police !! Je ne vous dis que ça !

Vous l’aurez compris, j’ai encore adoré cet épisode du Département V. Parcours sans faute jusqu’à présent pour Jussi Adler Olsen ! La suite « L’effet papillon » vient d’ailleurs de rejoindre ma PAL...

Dossier 64, de Jussi ADLER OLSEN

Publié dans J'ai adoré !!!

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Bleucoccinelle 05/06/2017 13:24

Cet opus me tente bien mais si je comprends bien il vaut mieux les lire dans l'ordre pour suivre les enquêteurs. Belle journée à toi

Le Monde de Sylvie 16/06/2017 11:32

Oui franchement, c'est beaucoup mieux de commencer par le début... Bises