Baby Jane, de Sofi OKSANEN

Publié le par Livres Emois Livres et Vous

Baby Jane, de Sofi OKSANEN
RESUME

Qu’est-il arrivé à Piki, la fille la plus cool d’Helsinki, qui vit désormais recluse dans son appartement ?
Submergée par de terribles crises d’angoisse, elle ne parvient plus à faire face au quotidien. Sans compter les problèmes financiers. Comment gagner sa vie lorsqu’on refuse d’interagir avec le monde ?
La narratrice, son grand amour, est prête à tous les sacrifices, les renoncements, pour la sauver. Ensemble, elles vont monter une entreprise d'un goût douteux pour exploiter la faiblesse des hommes.

Mon Avis

Un court roman de Sofi Oksanen dont j’avais adoré le roman « Purge » il y a quelques années. Ici, le registre est totalement différent même s’il s’agit aussi d’un roman noir.
On se retrouve dans le quotidien de 2 femmes plutôt marginales dans leur mode de vie (pour ne pas dire borderline). Ces femmes forment un couple, mais un couple compliqué de par leur marginalité mais aussi à cause de la profonde dépression dont souffre l’une d’entre elles.
Entre névroses, addictions et folies, elles vivent vraiment une histoire d’amour sur le fil du rasoir. L’écriture est très belle et colle parfaitement au récit. Lorsque l’amour passionnel entre ces deux femmes nous est conté, la plume se veut pleine de sensibilité, très tactile et charnelle. La jeunesse de la narratrice transparait dans les mots et c’est rafraîchissant.
Lorsque la dérive s’installe, l’incompréhension, la tension, la jalousie, le style bascule vers plus de brutalité. La plume devient alors plus incisive, les phrases plus courtes, les mots plus crus.
Tout ce mal-être les entraîne l’une et l’autre vers un désespoir inéluctable. Un plongeon vers les abîmes d’une décadence annoncée… 
Mon ressenti est assez mitigé sur ce livre puisque je l’ai abordé avec beaucoup de plaisir sur sa première partie. Curieusement, la noirceur et le sordide qui se sont peu à peu installés ont amorcé mon détachement de cette lecture. Je n’ai pas su m’y accrocher jusqu’au bout, je l’ai terminée certes, mais mon enthousiasme initial s’est évaporé avec l’inexorable fin qui se profilait. 

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