Le goût du bonheur - Florent, de Marie LABERGE

Publié le par Livres Emois Livres et Vous

Le goût du bonheur - Florent, de Marie LABERGE
RESUME

Les turbulences de la vie et de la guerre ont brisé Adélaïde. Seule la très ancienne affection de Florent éclaire encore ses journées...
Les destins se heurtent et se conjuguent à la recherche d'une sérénité incertaine et toujours dérobée. Même si le sort en est jeté, les personnages ballottés par la vie conservent, envers et contre tout, le goût du bonheur...

Le goût du bonheur - Florent, de Marie LABERGE
Mon Avis

Dernier tome de ce qui restera pour moi la plus belle saga que j’ai lue… Jusqu’ici, c’était « L’amie prodigieuse » mais elle est détrônée dans mon cœur par « Le goût du bonheur ».
Qu’un auteur parvienne à conserver une telle intensité émotionnelle sur près de 3000 pages relève pour moi du prodige. Cette saga est incroyable à tous les niveaux. La richesse des personnages bien sûr mais aussi la grande diversité des thématiques abordées : la libération de la femme, l’homosexualité, la maternité, l’éducation, le deuil etc. Mais aussi des sujets moins courants dans ce type de romans comme le retour d’âge, la psychiatrie et la sexualité. Il est d’ailleurs assez incroyable de trouver une telle concentration de sujets sensibles traités avec autant de clairvoyance et de sensibilité. L’auteure est admirable de ce point de vue et elle l’est tout autant de par la qualité de sa plume.
C’est un roman dense avec peu de dialogues, des pages bien remplies et sans rupture de chapitres – cela peut effrayer mais le style est tellement fluide, l’histoire tellement prenante et les personnages si romanesques que l’échéance de la fin vous met une vraie nostalgie au cœur tant vous n’avez pas envie que ça se termine ! Quitter ces personnages est un mini déchirement et je dois avouer que j’étais prête à prendre quelques décennies de saga en plus pour accompagner la destinée de chacun…

Le goût du bonheur - Florent, de Marie LABERGE

Mais voilà, c’est fini et je ressens clairement une forme de tristesse pourtant je sais aussi que je vais garder longtemps en tête cette famille et les émotions du récit, car il y en a… des larmes aux rires, de l’angoisse à quelques brefs instants de sérénité, l’éventail est vaste.
Vous l’aurez compris, je ne peux que vous conseiller cette lecture… surtout ne vous laisser pas rebuter par le volume de pages ! C’est un roman fleuve porté par un foisonnement d’idées… chaque page tournée est un grand voyage… alors imaginez donc votre périple après 3000 pages !

Infos Auteure
Le goût du bonheur - Florent, de Marie LABERGE

Née le 29 novembre 1950 à Québec, Marie Laberge est une dramaturge, romancière, comédienne et metteur en scène québécoise.
Marie Laberge étudie chez les Jésuites puis suit des leçons de danse. Etudiante en journalisme à l'Université Laval; elle participe aux activités de la troupe des Treize en 1970 et délaisse alors le journalisme pour entrer au Conservatoire d'art dramatique de Québec.
Elle exerce son métier de comédienne à Québec avant d'aborder la mise en scène et l'enseignement en art dramatique. Elle consacre par la suite la majeure partie de son temps à l'écriture dramatique. Elle a écrit plus d'une vingtaine de pièces de théâtre, toutes produites sur scène. Scénariste pour divers cinéastes, elle a été l'administratrice du Théâtre du Trident (1977-1980) et du CEAD (1978-1981), dont elle a été la présidente de 1987 à 1989; elle a aussi été membre du comité organisateur des États généraux du théâtre professionnel au Québec.
Marie Laberge a obtenu, en 1981, le deuxième prix, catégorie court métrage, de la Communauté radiophonique des programmes de langue française pour « Éva et Évelyne » et le Prix du Gouverneur général du Canada pour « C'était avant la guerre à l'Anse à Gilles ». « L'Homme gris », lui a valu la croix de Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres (France) en 1989.
Cette même année, elle publiait son premier roman « Juillet » suivi, en 1992, de « Quelques adieux » qui lui a valu le Prix des lectrices de Elle-Québec. Pour son roman « Annabelle », elle a obtenu le Prix des Libraires du Québec en 1996 et le Prix Ludger-Duvernay en 1997. Son roman « La Cérémonie des anges » a également remporté le Prix des Libraires du Québec 1999 et le Prix du public du Salon du livre de Trois-Rivières. La trilogie « Le goût du bonheur » est récompensée par le Prix du public du Salon du livre de Montréal en 2001. Marie Laberge est membre de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois.
En 2006, elle écrit une chanson pour Céline Dion intitulée « Le temps qui compte », mise en musique par Jacques Veneruso. Cette chanson parait sur l'album D'Elles, sorti le 21 mai 2007.
Depuis 2009, Marie Laberge publie un roman épistolaire « Les lettres de Martha », une correspondance qu'elle entretient personnellement 26 fois l'an avec ses lectrices et lecteurs inscrits.

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