L'empereur blanc, d'Armelle CARBONEL

Publié le par Livres Emois Livres et Vous

L'empereur blanc, d'Armelle CARBONEL
RESUME

Cinq auteurs de romans noirs se retrouvent à Crescent House, une maison isolée, érigée au creux d’une vallée perdue de l’Arkansas pour un week-end de création dans une ambiance propice à l’imagination la plus lugubre. De fait, la rumeur locale prétend qu’en 1965, un écrivain, nommé Bill Ellison, y aurait été assassiné par des membres du Ku Klux Klan. D’autres disent qu’il aurait lui-même tué son épouse avant de se donner la mort.
Alors que le week-end passe, les nouveaux habitants de Crescent House disparaissent l’un après l’autre … Une famille entière, bien sous tous rapports, est massacrée dans la ville voisine. Quel est le lien entre passé et présent, entre locataires d’hier et d’aujourd’hui – entre légende et réalité ?

Mon Avis

Avec son pitch de départ et cette couverture glaçante, l’auteure frappe un grand ! Cinq auteurs de polars qui se retrouvent le temps d’un weekend, une maison hantée qui les accueille et surtout, la résurgence d’exactions passées du Ku Klux Klan… l’emballement fut immédiat !

L'empereur blanc, d'Armelle CARBONEL

L’auteure insuffle immédiatement au récit une touche qui rappelle l’univers de Stephen King. Ambiance lugubre, oppression constante quelle que soit la pièce de la maison, rien ne va… tout est source d’anxiété.

L'empereur blanc, d'Armelle CARBONEL

La dynamique du récit est calée sur des bascules de temporalité et sur des changements de points de vue. Les perceptions de chacun des protagonistes sont passées au crible dans les chapitres consacrés. C’est déroutant au possible d’autant que d’autres points de vue viennent se greffer, semant beaucoup de confusion… mais nous menant aussi doucement vers une clarification des événements.
L’auteure a fait le choix de deux parties bien distinctes. Une première où l’irrationnel nous bouscule, où les personnalités des cinq écrivains se dévoilent… et surtout où ils disparaissent tous, sauf un ! Dit ainsi, ça ressemble plus à Agatha Christie qu’à Stephen King, mais il n’en est rien !
La seconde partie est plus dédiée à l’enquête, à l’analyse psychologique et au profilage. Il y a beaucoup de références aux réseaux sociaux et à leur influence sur la sphère littéraire et mêmes quelques allusions aux méfaits de certaines malveillances sur les réseaux dédiés. Le processus de révélation est judicieusement amené, toujours dans une ambiance de peur et d’appréhension. 
A la fois roman d’ambiance horrifique et roman policier, l’auteure joue sur différents schémas narratifs et différentes ambiances pour dérouler son intrigue. Le tout est très réussi puisque la fin fut tout à fait inattendue pour moi.

Ce roman est donc une recommandation de plus pour vous qui me suivez !

Info Auteure
L'empereur blanc, d'Armelle CARBONEL

Née en 1975, Armelle Carbonel est une écrivaine, auteure de romans policiers.
Elle consacre la majeure partie de son temps libre à l’écriture et travaille parallèlement dans le domaine de l’infrastructure pour le Ministère de la défense.
Surnommée la "nécromancière", elle voue une affection particulière aux huis clos. Cette grande fan de Stephen King dissèque les pulsions criminelles d’une plume glaçante et brosse le portrait du voyeur qui sommeille en chacun de nous. Elle a écrit plusieurs romans dont « Criminal Loft », « Majestic Murder » et « Sinestra ».
Mariée et mère d’un enfant, Armelle Carbonel vit en région parisienne.

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