Viscères, de Mo HAYDER

Publié le par Livres Emois Livres et Vous

Viscères, de Mo HAYDER
RESUME

Et si votre pire cauchemar recommençait ?
Il y a quinze ans, deux amoureux ont été retrouvés sauvagement éviscérés dans le bois attenant à la maison de campagne des Anchor-Ferrers. Le principal suspect, qui a avoué les crimes, est depuis sous les verrous. Mais aujourd'hui, alors que Oliver, Matilda et leur fille, Lucia, n'ont pas oublié cette découverte macabre, l'histoire se répète, plongeant la famille dans la terreur.
En grand peintre de l'angoisse, Mo Hayder nous livre une série de tableaux sanglants, dans lesquels le commissaire Jack Caffery, toujours hanté par la disparition de son jeune frère, est plus vulnérable que jamais.

Mon Avis

Un livre qui était depuis des lustres dans ma PAL mais que j’hésitais à sortir ayant déjà eu une déception avec cette auteure. A l’occasion du challenge « The Black November », la première semaine était consacrée à la lecture d’un auteur(e) mort(e), du coup, je me suis décidée à le sortir.
Je ne ferai pas très long sur ce thriller car je ne l’ai clairement pas apprécié. Je ne pense d’ailleurs plus revenir vers cette auteure dont j’avais déjà abandonné « Tokyo ». C’est un thriller très classique, très convenu que ce soit dans l’intrigue et dans le style. Il n’y a aucune originalité, peu d’attachement envers les personnages et un dénouement tiré par les cheveux. 
J’ai pourtant cru qu’au moins l’enquêteur, Caffery, susciterait une relative empathie - on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec son homologue islandais Erlendur- mais la dimension psychologique du personnage n’y est pas, et aucune sympathie ne se dégage. Quant au marcheur, il m’a laissé complètement au bord de la route.
Ce huis-clos aurait pu être séduisant mais trop de longueurs et de fadaises dans les dialogues auront eu raison de mon intérêt pour l’histoire. Cette auteure avait néanmoins une popularité indéniable alors le mieux pour se faire une opinion, c’est d’aller la découvrir… on n’est jamais à l’abri d’une belle surprise !

Info Auteure

Mo Hayder, de son vrai nom Clare Dunkel, est née le 2 janvier 1962 et est une écrivaine britannique de roman policier, noir et thriller.

Fille d’universitaires anglais, elle quitte l'école à l’âge de 15 ans pour enchaîner les petits boulots dans la capitale. À 26 ans, après un mariage éclair et dix années de vie mouvementée, elle décide, un aller simple en poche, de s’envoler pour l’empire du Soleil-Levant. Une fois arrivée à Tokyo, c’est la désillusion. Mo Hayder mène une existence austère, vit dans une seule pièce et n’en sort que pour aller travailler. Elle y exerce les métiers de barmaid, éducatrice et enfin professeur d’anglais. Attirée par le cinéma d’animation, elle quitte à 28 ans le Japon pour les États-Unis afin d’y suivre des études de cinéma. Elle obtient un M.A. en cinéma de American University à Washington.

De retour en Grande-Bretagne, elle y occupera un poste dans la sécurité comme "garde du corps" puis décide alors de se consacrer entièrement à l’écriture. Elle est également titulaire d'un M.A. en création littéraire de l'Université de Bath Spa.

Elle fréquente les milieux policiers, rencontre des médecins légistes, et met deux ans à écrire "Birdman" (2000) à partir de notes prises sur le terrain.
Avec ce premier roman, elle fait une entrée très remarquée dans le monde du thriller et crée le personnage de Jack Caffery qui apparaît notamment dans "L’Homme du soir" ("The Treatment", 2001) – adapté au cinéma en 2015 sous le titre "The Beast" –, "Rituel" ("Ritual", 2008), "Skin" (2009)…

Avec "Tokyo" (2004), Mo Hayder confirme son statut unanimement reconnu d’étoile montante du roman noir. Elle a reçu pour ce roman le Grand prix des lectrices de Elle 2006 catégorie Policier et le Prix SNCF du polar européen.

En 2007, elle publie "Pig Island". "Proies" ("Gone", 2010), qui marque le retour de Jack Caffery, a été élu meilleur roman de l’année par les Edgar Allan Poe Awards. Il est suivi de "Les Lames" ("Hanging Hill", 2011), "Fétiches" ("Poppet", 2013) et "Viscères" ("Wolf", 2014).

En une quinzaine d'années, Mo Hayder, couronnée par le prestigeux Edgar Allan Poe Award et le Crime Writer's Association Dagger in the Library Award, adaptée par la BBC, encensée par ses paire, a reussi à repousser les limites du polar avec ses thrillers horrifiques.

Elle est décédée à 59 ans des suites d'une maladie neurodégénérative.
 

Publié dans Déceptions

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