Rien ne s'oppose à la nuit, de Delphine DE VIGAN

Publié le par Le Monde de Sylvie

ROMAN FRANCAIS

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La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d'adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d'explication est vouée à l'échec. L'écriture n'y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d'interroger la mémoire. La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j'ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l'ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd'hui je sais aussi qu'elle illustre, comme tant d'autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence. Le livre, peut-être, ne serait rien d'autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti.

 

Mon Avis

Ce récit est d’une grande sensibilité et d’une grande dignité. L’auteur se livre de façon très intime mais pudique sur son histoire de famille et tout particulièrement, sur sa mère qui souffrait de graves troubles psychiatriques. Certaines pages sont difficiles à lire tellement le contexte familial est difficile. La question de la construction de la vie d’adulte se pose. Comment surmonter les failles engendrées par cette enfance perturbée ? 

Publié dans J'ai beaucoup aimé

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